La vie est à notre portée, il ne tient qu'à nous de la saisir

mercredi 2 février 2011

Un moulin à air chaud

Nous avons fait ce matin un bricolage simple mais bien agréable.




Il suffit de prendre une feuille de papier de forme carrée. On trace le milieu en joignant les diagonales, et des droites partant de l'angle droit mais qui s'arrêtent un peu avant le centre du carré qu'on vient de tracer.



On découpe en suivant les lignes, avec des ciseaux simples ou cranteurs. On replie un angle de chaque triangle obtenu vers le milieu de la feuille qu'on a repéré tout à l'heure, dans le sens des aiguilles d'une montre, ou dans le sens inverse, cela n'a pas d'importance. Il faut juste que chaque coin replié soit le même pour chaque triangle. On colle au fur à mesure l'angle rapporté au centre.


Avec une punaise, on fixe le moulin ainsi obtenu par son centre à un bâton de bois (ici une pique à brochette). Pour faciliter le maintien et éviter les frottements, j'ai rajouté un petit bout de paille entre le moulin et le bâton.


Et voilà!


J'avais une petite idée derrière la tête en allumant la cheminée ce matin. L'air chaud a une propriété étonnante : il monte! Tellement qu'il fait tourner notre moulin!
Nous ferons d'autres expériences pour tenter d'expliquer comment nos lanternes volantes ont décollé.

lundi 31 janvier 2011

Les lanternes volantes : un nouvel essai

Nous avons appris de la confection précédente de nos lanternes ce qui avait bien fonctionné ou non, et nous avons donc essayé de corriger nos erreurs. Nous n'abandonnons pas le doux espoir de voir nos machines volantes faites maison s'envoler sous nos yeux!

Tout d'abord, s'appliquer à refaire une belle lanterne en papier de soie.


Puis coller précautionneusement les 4 parties, maintenant qu'on a compris comment faire sans tout déchirer. On peut travailler vite sans attendre que cela ait parfaitement séché.


 On colle un bord, puis on retourne la lanterne d'un quart de tour, on plie le papier du dessus en deux, et on encolle pour plaquer une nouvelle partie, et ainsi de suite.


J'ai décidé d'essayer aussi une lanterne plus grande, chose que nous n'avons pas pu faire avec le papier de soie qui ne se vend pas en longueur suffisante. Nous aurions pu coller les feuilles de papier de soie 2 à 2 pour en obtenir de plus grandes, mais j'avais l'intuition que le poids relatif de l'appareil ne jouait pas tant que le volume d'air chauffé. J'ai donc dégoté une nappe en papier, large, solide, le papier n'étant pas très épais, et j'ai découpé dedans le gabarit en 100cm x 50cm.

Je n'ai pas pris en photo la partie où je rajoute les brûleurs, car ma solution ne me satisfait pas, cela nous a d'ailleurs posé problème lors de la "mise à feu" tout-à-l'heure. Le carton utilisé pour rigidifier l'embouchure n'est pas la bonne solution, et je n'ai pas trouvé non plus comment attacher le brûleur de manière satisfaisante, je devrais faire d'autres essais.


Voici donc nos lanternes terminées, prêtes à être allumées.

Et... que croyez vous qu'il arriva?


Comme je l'avais présumé, la plus grande lanterne a pris le large. Ces cris de joie valent pour moi toute la peine que l'on s'est donné, car on y a passé pas mal de temps.

Malheureusement, trois de nos lanternes préparées avec amour ont encore fini en flammes, la faute à un petit vent et ce problème de brûleur mal positionné.

Une rescapée, qui a failli s'envoler mais dont le brûleur, récupéré d'un précédent essai, s'est consumé trop vite, nous permettra de retenter notre chance demain soir. Peut-être accompagnée d'une autre grande lanterne vite confectionnée, puisqu'il me reste toujours des brûleurs, cette fois avec un cerclage en lamelles de bambou, plus solides.

Et là, il va falloir répondre à la question : "Mais pourquoi quand on chauffe l'air dans la lanterne elle s'envole???"

vendredi 28 janvier 2011

Jeux de mots

Ça commence comme...
Avec les garçons, ce matin, nous avons fait un petit jeu, tiré de ce livre, Ça commence comme... pendant que Neela s'installait sur mes genoux et reconnaissait les images à la manière d'un imagier. Sur une double page sont présentées deux images accompagnées de leur nom, qui commence tous deux par la même syllabe.


Grâce à un gros rabat, on peut cacher l'image d'un côté et/ou de l'autre.


Ne restait plus à Allan qu'à lire le nom de l'image cachée tandis que Mylann devinait à l'aide de la première syllabe le nom de l'objet dessiné. Sur la photo ci-dessus, c'est évident, mais pour inciter à se creuser les méninges, le nom à trouver est auto (à côté d'automne) plutôt que voiture, bouche (à côté de bouteille) plutôt que dent ou lèvre.

En règle générale, on aime bien les jeux de mots. Les rimes riches, les homogrammes, les homonymes, retrouver tous les animaux, tous les objets de la maison qui commencent par p ou v... Les slogans, les jeux de mots un peu bêtes...

Je suis tombée sur ce livre, L'ogre aux gros mots, dont voici la quatrième de couverture : "Abruti ! Sale sifi ! Crétin ! Vil brequin ! Quand l'ogre aux gros mots ouvre la bouche, c'est toujours pour dire des gros mots. Ce qu'il lui faut, c'est un perroquet mangeur de gros mots. Mais si, ça existe."
Ah le bonheur d'expliquer des gros mots désuets! Bientôt viendra le tour du Capitaine Haddock!

Nous aimons aussi varier les registres : à Nawelle qui me réclamait une dictée, sans doute parce qu'elle sait bien qu'elle n'y fait que de très rares fautes, que ce soit d'orthographe, de conjugaison etc..., j'ai décidé de lire un passage des Fourberies de Scapin, tiré de l'acte 1 scène 2, une tirade de Scapin.

SCAPIN.- À vous dire la vérité, il y a peu de choses qui me soient impossibles, quand je m'en veux mêler. J'ai sans doute reçu du Ciel un génie assez beau pour toutes les fabriques de ces gentillesses d'esprit, de ces galanteries ingénieuses à qui le vulgaire ignorant donne le nom de fourberies; et je puis dire sans vanité, qu'on n'a guère vu d'homme qui fût plus habile ouvrier de ressorts et d'intrigues; qui ait acquis plus de gloire que moi dans ce noble métier: mais, ma foi, le mérite est trop maltraité aujourd'hui, et j'ai renoncé à toutes choses depuis certain chagrin d'une affaire qui m'arriva.

L'exercice fut un peu plus périlleux que d'ordinaire, mais elle a aimé y trouver du fil à retordre, et cette manière de parler toute alambiquée. A dire vrai, je ne garantis pas que j'aurais fait un sans-faute.

"Jeux de langage et d'écriture", par exemple, de Yak Rivais, propose tout un tas de jeux à faire à tout âge, le but est de s'amuser et d'être créatif. Les acrostiches (prendre les premières lettres d'un mot pour inventer une histoire, ou de nouveaux mots) remportent toujours un franc succès auprès des plus grands, surtout si on donne un thème comme les qualités de chacun.
Merveilleuse
Affectueuse
Mignonne
Aimante
Naturelle
(la véracité n'est pas obligatoire...). Bref grâce à ce livre on se dit "ah mais oui j'aurais pu y penser!" C'est simple et on peut trouver de quoi plaire à chaque enfant, sans forcément écrire. L'auteur fait même un lien entre certains jeux et les bases grammaticales, ça peut être pratique si on veut aborder ou approfondir une fonction particulière de la phrase par exemple.